Notre blé et nos céréales
Le plateau du Vexin, une terre à céréales
Le Château d'Hazeville se trouve à Wy-dit-Joli-Village, dans le Val-d'Oise, au cœur du Parc naturel régional du Vexin français. Le paysage y est celui d'un plateau : peu de relief, de grandes parcelles ouvertes, des villages groupés autour de leur église. Ce paysage explique le reste.
SUR CETTE PAGE

Sous ces champs se trouvent des limons profonds, ces terres fines déposées par le vent à la fin des dernières glaciations. Elles retiennent bien l'eau et se travaillent sans excès. De quoi nourrir une céréale régulièrement, sur toute sa saison. Le Vexin est donc un pays à blé depuis des siècles, et les fermes qui s'y sont installées, dont la nôtre, ont toujours vécu de céréales avant de vivre d'autre chose.
Le moulin et l'atelier de pâtes sont sur le site de la ferme, et les parcelles qui les alimentent commencent à moins d'un kilomètre. Cette proximité nous permet de savoir, sac par sac, de quelle année et de quelle parcelle vient ce que nous vendons.
Ce kilomètre n'est pas qu'une question de traçabilité. C'est aussi du transport en moins, donc du carburant en moins entre le champ et l'atelier ; un blé qui reste dans le Vexin au lieu de partir au négoce ; et des ventes qui font vivre des familles d'ici.
Deux blés, deux métiers
On parle du « blé » comme d'une seule plante. Il y en a deux, et la confusion coûte cher à qui la fait. Nous cultivons les deux, et ils ne finissent pas dans le même sac.
Le blé dur — celui des pâtes
Triticum durum. Un grain vitreux et très dur. Il ne se prête pas à la panification : sa mouture donne de la semoule, pas de la farine boulangère. Cette semoule, mélangée à l'eau puis extrudée, tient à la cuisson, exactement ce qu'on demande à une pâte. C'est lui qui devient nos six formes de pâtes.
Le blé tendre — celui des farines
Triticum aestivum. Un grain plus friable, dont la mouture donne de la farine. C'est le blé de la panification et de la pâtisserie. Notre blé tendre est produit sous Label Rouge, un signe officiel de qualité qui porte sur la conduite de la culture et sur les caractéristiques du grain. Il devient nos farines : la T80, en sachets de 1 kg, ainsi que les T55 et T65, disponibles sur demande.
Une précision qui compte, parce qu'elle est réglementée : le Label Rouge porte sur notre blé tendre : nos farines sont issues de blé Label Rouge. Il ne porte pas sur nos pâtes. Les pâtes sont faites de blé dur, qui ne relève pas de ce signe. Elles ont leurs propres repères : Produit en Île-de-France, démarche Label Bas-Carbone, et le Nutri-Score A pour les pâtes aux œufs. Nous préférons les nommer correctement plutôt que d'emprunter un label qui ne leur revient pas.
| Blé dur | Blé tendre | |
| Mouture | Semoule | Farine |
| Usage | Pâtes | Pain, pâtisserie, pizza |
| Récolte | ||
| Signe officiel | — | Label Rouge |
| Nos produits | 6 formes de pâtes, en 150 g, 450 g et 5 kg | Farine T80 en 1 kg ; T55 et T65 sur demande |
De la parcelle au sac
Le grain est nettoyé, puis moulu sur une meule de pierre en granite. La meule travaille lentement et chauffe peu. Pour les pâtes, la semoule est ensuite hydratée, extrudée à travers des matrices en bronze, puis séchée lentement, de 12 à 16 heures à basse température. Le bronze laisse une surface légèrement rugueuse, à laquelle la sauce s'accroche. Ni additif, ni conservateur : de la semoule, de l'eau, et pour les pâtes blanches du blanc d'œuf d'origine France.
Ce que nous changeons dans les champs
La démarche Label Bas-Carbone vise une baisse de 43 % de nos émissions au champ. Le bilan complet, ses chiffres et sa méthode sont sur la page nos labels et engagements.
Les couverts végétaux
Entre deux cultures récoltées, un sol reste souvent nu plusieurs mois. Un couvert végétal, c'est une culture semée non pour être vendue, mais pour occuper ce sol pendant l'interculture. Chez nous : phacélie, mélanges d'espèces, et repousses de colza qu'on laisse se développer plutôt que de les détruire.
Tant qu'une plante pousse, elle prend du CO₂ dans l'air et le transforme en tiges, en feuilles et surtout en racines. Un sol nu ne fait rien de tout cela. Quand le couvert est détruit et restitué au sol, une partie de ce carbone est reprise par les micro-organismes et retourne à l'atmosphère, c'est normal. Mais une autre partie se stabilise dans la matière organique du sol et y reste. Répété chaque année sur chaque parcelle, ce petit reliquat s'accumule.
Ce n'est pas le seul effet. Les racines tiennent la terre et limitent l'érosion, ce qui compte sur un plateau limoneux. Le couvert capte aussi l'azote qui serait autrement perdu vers les nappes, et le restitue à la culture suivante — donc moins d'engrais azoté à apporter, et l'azote est un poste lourd du bilan d'émissions d'une exploitation céréalière.
Les apports organiques
Nourrir le sol plutôt que la seule plante. Nous utilisons des apports organiques, dont un amendement positionné devant le colza. Ils apportent de la matière carbonée durable et améliorent la structure du sol comme sa vie biologique. Autant d'engrais de synthèse en moins.
L'allongement des rotations
Une rotation, c'est l'ordre dans lequel les cultures se succèdent sur une même parcelle, année après année. Plus elle est courte et répétitive, plus les maladies, les ravageurs et les adventices s'y installent — et plus il faut intervenir. Allonger la rotation, c'est intercaler davantage de cultures différentes avant de revenir au blé. Cela casse ces cycles et diversifie les racines qui travaillent le sol. Au bout du compte, on traite moins et on fertilise moins.
Ce que dit le bilan
La démarche Label Bas-Carbone vise une baisse de 43 % de nos émissions au champ, soit 0,89 contre 1,56 tonne de CO₂eq par hectare et par an sur 2024-2029. Le bilan complet, sa méthode et ses dates sont sur la page nos labels et engagements.
Du champ au sac
Tout ce qui précède finit dans deux gammes, et rien d'autre.
-
Les pâtes, en semoule de blé dur : penne, conchiglie, crête de coq, croix pâtée, fusilli, risoni. Trois formats : 150 g pour découvrir, 450 g pour un foyer, 5 kg pour les professionnels. Produit en Île-de-France, démarche Label Bas-Carbone ; le Nutri-Score A porte sur les pâtes aux œufs.
Entre la récolte et le semis suivant, un couvert semé occupe le sol et le tient par ses racines.
La ferme et le plateau du Vexin. Les parcelles commencent au bout de la cour. Venir voir
Les champs, le moulin et l'atelier sont au même endroit. La visite du moulin est gratuite pour les professionnels, sur rendez-vous : chefs, brigades, épiciers, acheteurs. Nous recevons également des groupes scolaires et des journalistes ; dans ces cas, écrivez-nous, nous organiserons la visite selon vos objectifs. Les particuliers, eux, réservent l’atelier « fabriquez vos pâtes » en ligne.
Les commandes de pâtes et de farines peuvent être retirées gratuitement à la ferme (click & collect, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h — prévenez-nous d'un SMS ou d'un message au 06 14 19 79 30 avant de passer) à Wy-dit-Joli-Village.
Thibault Deneck, chef d'exploitation · 06 14 19 79 30 · contact@patesduvexin.fr
SCEA d'Hazeville — Château d'Hazeville, 95420 Wy-dit-Joli-Village, Parc naturel régional du Vexin français.
Au champ
Rotation sur sept ans, faux-semis, couverts végétaux, fertilisation fractionnée, moisson : le détail de nos travaux est sur la page travaux des champs.
Ce que ce grain devient une fois moulu : nos farines de meule. Et une fois façonné : nos pâtes.